J'ouvris les yeux.
La lumière m'éblouit.
Quand ils furent habitués à la clarté, je pû distinguer des arbres, de très grands arbres.
Je me redressais brusquement.
Un ensemble d'oiseaux s'envola d'un des arbres pour disparaître dans le ciel.
Je me levais, en appellant mes amies, Murando, ou quelqu'un d'autre, peu m'importais.
Mais il n'y avait rien, à part les bruits éternels de la forêt.
Ca allait passer, ce n'était pas la première fois que je me retrouvais seule dans un endroit inconnu.
Je marchais en titubant, comme si j'avais trop dormi.
Je trébuchais sur une pierre et me rattrappais à un arbre.
Au moment où je touchais ses branches, je sentis, à la place de l'écorce rêche et froide, la chaleur d'un corps vivant.
Je m'écartais brusquement.
L'arbre dormait, l'arbre bougeait régulièrement ; L'arbre respirait.
A certains endroits, l'écorce s'était comme trop repliée, formant des paupières et des lèvres.
Je posais ma main sur ma bouche, stupéfaite.
Mais pas effrayée, car quelque chose de bienveillant se dégageait de l'arbre.
Je fis un pas en avant et touchais l'arbre pour vérifier que mes yeux ne me trompaient pas.
Je sentais les battements d'un coeur, emprisonné entre ses branches.
Il me semblait aussi voir ses veines, entrelacées jusqu'à ses feuilles, jusqu'à ses racines.
Alors, autour de moi, tous les arbres se mirent à frissoner.
Sous mes yeux incrédules, leurs paupières s'ouvrirent sur des yeux sages et fatigués de centenaires.
Je reculai, effrayée, et butai contre la racine d'un arbre derrière moi.
Je tombai en arrière sur le tapis de feuille humides.
Tous les regards des arbres étaient tournés vers moi.
Dès qu'ils se tournaient, leurs branches grinçaient.
Je n'osais plus respirer.
La lumière m'éblouit.
Quand ils furent habitués à la clarté, je pû distinguer des arbres, de très grands arbres.
Je me redressais brusquement.
Un ensemble d'oiseaux s'envola d'un des arbres pour disparaître dans le ciel.
Je me levais, en appellant mes amies, Murando, ou quelqu'un d'autre, peu m'importais.
Mais il n'y avait rien, à part les bruits éternels de la forêt.
Ca allait passer, ce n'était pas la première fois que je me retrouvais seule dans un endroit inconnu.
Je marchais en titubant, comme si j'avais trop dormi.
Je trébuchais sur une pierre et me rattrappais à un arbre.
Au moment où je touchais ses branches, je sentis, à la place de l'écorce rêche et froide, la chaleur d'un corps vivant.
Je m'écartais brusquement.
L'arbre dormait, l'arbre bougeait régulièrement ; L'arbre respirait.
A certains endroits, l'écorce s'était comme trop repliée, formant des paupières et des lèvres.
Je posais ma main sur ma bouche, stupéfaite.
Mais pas effrayée, car quelque chose de bienveillant se dégageait de l'arbre.
Je fis un pas en avant et touchais l'arbre pour vérifier que mes yeux ne me trompaient pas.
Je sentais les battements d'un coeur, emprisonné entre ses branches.
Il me semblait aussi voir ses veines, entrelacées jusqu'à ses feuilles, jusqu'à ses racines.
Alors, autour de moi, tous les arbres se mirent à frissoner.
Sous mes yeux incrédules, leurs paupières s'ouvrirent sur des yeux sages et fatigués de centenaires.
Je reculai, effrayée, et butai contre la racine d'un arbre derrière moi.
Je tombai en arrière sur le tapis de feuille humides.
Tous les regards des arbres étaient tournés vers moi.
Dès qu'ils se tournaient, leurs branches grinçaient.
Je n'osais plus respirer.
