Saison 4

Midnight Story
Night Warrior
Saison 4

After The Rain


# Posté le dimanche 25 novembre 2007 09:22

Chapitre 1

Chapitre 1
I Am Overcome.
I Am Struck Down.

Il y a une lumière dans le noir,
Elle est loin, enfouie au fond d'un coeur.
Chacun met du temps à la voir,
Pense, pense à lui, lui qui pleure.

Je suis vaincue,
Elle a prit mon âme,
L'âme de quelqu'un qui avait tout perdu.
J'aurais voulu le faire moi même, au scintillement d'une lame.

Où sont ces héros que l'on attendait,
J'ai eu peur et je tremble encore,
Ils nous on promit qu'ils se battraient.
Mais au fond de moi, tout est mort.

Je m'excuse si je vous ai fait souffrir,
Car le temps passe et mes yeux ne voient plus rien.
Elle m'a transpercée, elle m'a fait périr.
Ces yeux, qui voyaient aux travers des tiens.

L'innocence de ces gens qui passent sans me voir,
Je crains le temps.
Je ne peux plus y croire.
Sur ma peau je ne sens plus le souffle du vent.



# Posté le samedi 14 juin 2008 15:31

Chapitre 1: Partie 1

Chapitre 1: Partie 1
J'ouvris les yeux.
La lumière m'éblouit.
Quand ils furent habitués à la clarté, je pû distinguer des arbres, de très grands arbres.
Je me redressais brusquement.
Un ensemble d'oiseaux s'envola d'un des arbres pour disparaître dans le ciel.
Je me levais, en appellant mes amies, Murando, ou quelqu'un d'autre, peu m'importais.
Mais il n'y avait rien, à part les bruits éternels de la forêt.
Ca allait passer, ce n'était pas la première fois que je me retrouvais seule dans un endroit inconnu.
Je marchais en titubant, comme si j'avais trop dormi.
Je trébuchais sur une pierre et me rattrappais à un arbre.
Au moment où je touchais ses branches, je sentis, à la place de l'écorce rêche et froide, la chaleur d'un corps vivant.
Je m'écartais brusquement.
L'arbre dormait, l'arbre bougeait régulièrement ; L'arbre respirait.
A certains endroits, l'écorce s'était comme trop repliée, formant des paupières et des lèvres.
Je posais ma main sur ma bouche, stupéfaite.
Mais pas effrayée, car quelque chose de bienveillant se dégageait de l'arbre.
Je fis un pas en avant et touchais l'arbre pour vérifier que mes yeux ne me trompaient pas.
Je sentais les battements d'un coeur, emprisonné entre ses branches.
Il me semblait aussi voir ses veines, entrelacées jusqu'à ses feuilles, jusqu'à ses racines.
Alors, autour de moi, tous les arbres se mirent à frissoner.
Sous mes yeux incrédules, leurs paupières s'ouvrirent sur des yeux sages et fatigués de centenaires.
Je reculai, effrayée, et butai contre la racine d'un arbre derrière moi.
Je tombai en arrière sur le tapis de feuille humides.
Tous les regards des arbres étaient tournés vers moi.
Dès qu'ils se tournaient, leurs branches grinçaient.
Je n'osais plus respirer.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 17:37

Chapitre 1: Partie 2

Chapitre 1: Partie 2
Soudain, l'arbre que j'avais touché pris la parole.
Sa voix était caverneuse, lente, grave, puissante, et elle résonnait dans la nature.
-Cela fait bien longtemps, que nous n'avions pas vu un humain ici.
Je frissonai. Qu'allaient-ils me faire?
Il continua, prenant lentement sa respiration à chaque fin de phrase.
-Qui es-tu, jeune fille, pour venir troubler le repos de vieilles âmes?
Je répondis, la voix tremblante et mal assurée.
-Je m'appelle Midnight, je suis une Night Warrior de la sixième génération. Je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment je suis ici. Quel est cet endroit?
Je m'efforçais d'être courtoise et polie. L'arbre répondit, après une nouvelle longue respiration.
-Comment es-tu arrivée ici, humaine?
Il ne répondait pas à mes questions, et je décidais de ne plus en poser, considèrant que j'étais l'invitée.
-Il y avait une Dévoreuse qui me fonçait dessus et puis... Tout est devenu noir, et quand j'ai ouvert les yeux, j'étais ici, allongée sur le sol.
Ils se regardèrent, sans un mot.
-Tu dois repartir, immédiatement. Où la Dévoreuse viendra à ta suite.
Exaspérée, je finis par demander:
-Et comment, comment puis-je partir et retourner d'où je viens?
-Va vers l'Ouest, et passe la cascade. Derrière, se trouve une porte vers ton monde.
De sa plus longue branche, il m'indiqua la direction à prendre.
J'allais partir, quand, soudain, je me retournais:
-Quel est votre nom, vieil arbre?
-Je me nomme Arasmirr. Si il t'arrive quoi que ce soit, pense mon nom de toutes tes forces et nous viendrons à ton secours, jeune humaine. Prends soin de toi.
Je souris et disparus dans la végétation dense.

# Posté le samedi 05 juillet 2008 17:39

Chapitre 1: Partie 3

Chapitre 1: Partie 3
Je repoussais les grandes herbes et les fougères qui me fouettaient le visage.
J'essayais de ne pas changer de trajectoire, de marcher droit vers l'Ouest.
Je marchais pendant une demi-heure, quand, surgissant d'entre les arbres, apparut une grande chute d'eau.
L'écume bouillonnait et remontait en tourbillons à l'endroit ou l'eau plongeait dans un grand lac.
Je le contournais lentement, ne pouvant pas quitter des yeux ce spectacle époustouflant.
Il y avait un passage derrière la cascade.
Je m'y engageais en fermant les yeux, de peur d'être mouillée.
Le sol était glissant et je me tenais à la paroi pour avancer.
Mais je parvins dans la cavité où résonnait les gouttes d'eau qui suintait contre les rochers.
La grotte était silencieuse, comme si j'avais passé une vitre invisible qui me séparait du monde et de la cascade.
Au fond de la grotte où règnait un silence appaisant, le même silence immuable du sommeil, se trouvait une porte en bois massif.
Des motifs l'ornaient, des dessins aux tracés d'or, un aigle en vol, une araignée pendue à son fil, un papillon au centre, qui semblait fixer le visiteur qui le regardait.
Son regard me gênait.
Je passais mon doigt sur les traits en relief.
Il semblait que ces animaux étaient réels, et qu'ils allaient se détacher du bois et disparaître dans l'ombre de la grotte.
Je posais lentement ma main sur la poignée d'or, fine, ciselée elle aussi de motifs étranges, de hiéroglyphes antiques.
Je poussais la lourde porte, avec difficulté.
Le temps l'avait fait s'affaisser dans ses gonds et l'humidité avait gonflé le bois.
Elle se referma derrière moi.
Il faisait noir, et je n'y voyais rien.
Soudain, mes paupières devinrent lourdes, lourdes.
Et je tombais de fatigue, sur le sol humide.

# Posté le dimanche 06 juillet 2008 14:53

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 16:41